dimanche 1 juillet 2007

(BD) Win a few, lose a few, Charlie Bown

« Oh ! May I ask you a question ? If your dad is out of town, why can't you just stay at home with your mother ?
— I don't have a mother, Marcie ! »


Alors O U I, les Peanuts ça peut très bien être triste et grave. Et Marcy peut, comme elle le dit dans la case suivante, retourner chez elle et se peindre la langue en noir (traduction littérale) pour avoir posé la mauvaise question. Peppermint Patty n'aurait donc pas de maman. Je ne sais pas si vous allez vous en remettre, moi j'avoue que j'ai un peu de mal.

Mais bon. Ça ne l'empêche pas d'être la cacahuète la plus attachante du groupe à mon goût. Particulièrement du côté féminin. Côté petits hommes en germe, Linus recueille mon suffrage, particulièrement lorsque, patient, le cœur rempli d'espoir, il passe la nuit dans un carré de citrouilles en invoquant "the Great Pumpkin" dans une verve toute shakespearienne : « Oh, Great Pumpkin, why hast thou cast me off ? How long, oh, Great Pumpkin, wilt thou hide thyself from me ? Mine enemies reproach me all the day ! Bring thou me out of my distress ! » Et, dans la dernière case, la tête posée sur l'avant-bras, un simple « Rats ! »

... Je vais désormais écrire mon article au conditionnel. Vous allez comprendre pourquoi...

Dans ce tome vous verriez aussi Snoopy composer certains de ses plus grands romans, des trucs qui commencent par "Book One, Part One, Chapter One, Page One". Prometteur, non ? Et puis vous assisteriez à l'écrasante supériorité sportive de Patty sur Charlie Brown, Schroeder, Lucy et Linus.

C'est ici aussi que se trouve une série de strips que j'avais déjà lus dans la langue de Molière (décidément, c'est presque un billet sur le théâtre) : Linus vient annoncer à Charlie Brown qu'il ne pourra plus réaliser ses propres bonshommes de neige désormais. Les adultes ont créé une ligue. Entraînement le lundi et le jeudi, trophées, assurance tous risques, championnat, arbitrage sévère sont au programme des réjouissances. En découlent de profondes interrogations de la part d'un Charlie Brown hagard qui, du fond de son lit, angoissé et insomniaque, en vient à douter que les adultes aient jamais contribué à rendre notre vie sur Terre plus excitante.

Vous pourriez lire tout ça si vous aviez ce tome entre les mains. Mais vous ne l'avez pas. Parce que vous ne passez pas des heures à chercher les cacahuètes rares sur eBay, et que vous n'avez pas les moyens de payer le prix fort sur Ch..tre.com. Et je vous comprends. Alors cliquez simplement sur "Faire un don" et c'est promis : la prochaine fois qu'on se voit je vous le prête.


120 pages env., éd. Holt, Rinehart and Winston (1973) - 4 $

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